La nourriture

Des granulés complets oui ... mais à compléter !

Quelle quantité de nourriture donner à sa tortue ? 

Pour vous donnez un point de repère on doit donner une quantité de nourriture égale à la proportion de la tête de votre tortue .

A quelle fréquence doit-on alimenter sa pélomédusa ? 

Les jeunes spécimens nécessitent une alimentation quotidienne avec un jour de jeûne par semaine.

 Les adultes peuvent être alimentés tous les 3 jours vu leurs temps de digestion beaucoup plus lent, que les juvéniles et sub-adultes.

La présence d'une source de chaleur importante permettant une mise en insolation après le repas donnera à la tortue la possibilité d'une sieste digestive hautement profitable à son organisme. Tout animal (l'homme y compris) qui vient de manger dépense dans les heures qui suivent une énergie importante consacrée à sa digestion stomacale. 

L'activité physique et mentale est alors réduite jusqu'à l'arrivée du bol alimentaire dans l'intestin. Les tortues aquatiques doivent donc avoir la possibilité de rester à un endroit chaud, lumineux et hors de l'eau pour pouvoir favoriser leur digestion.

De quoi complété : 

On lui fournira du poisson de rivière (truite, gardon, ablette...), des viandes blanches de volailles, des petits rongeurs congelés (souriceaux et ratons de 3 jours), du foie 1 fois par semaine, de petits crustacés (crevettes d'eau douce fraiches, petits crabes, krill...), des mollusques (escargots terrestres, escargots d'eau douce avec coquille), des vers (vers de terre, vers de vase...). On pourra également mettre à disposition quelques végétaux aquatiques en permanence : élodée, laitue d'eau et Jacinthe d'eau. 

Nutrition a l'état naturel 

Elle adopte un régime alimentaire du type opportuniste et donc mange tout ce qui se présente (poissons, petits mammifères, végétaux, cadavres d'animaux...), en captivité elle adoptera un régime carnivore à plus de 99%. Elle peut chasser seule ou en groupe.

Quelques aliments à bannir 

- Les fameux Gammares ou crevettes séchées( conseillés en animaleries , rappelons que les vendeur ne sont là uniquement dans le but de vendre ) : C'est une alimentation complètement déséquilibrée ! Les gammares séchés contiennent beaucoup trop de phosphore et pas assez de calcium. Et une valeur nutritive absolument désastreuse ! De plus l'alimentation des tortues aquatiques doit être principalement composée d'animaux frais et autant que possible vivants. 

- Les moules : La moule est un coquillage ayant un fort pouvoir de filtration des pollutions. Cela signifie qu'elle retient un nombre très important de bactéries et de salmonelles, sans compter les produits chimiques industriels déversés sur le littoral par les entreprises peu scrupuleuses des bords de mer tout le long de nos côtes. Pour dépolluer les moules il faut procéder à une longue et profonde immersion dans des eaux claires de bonne qualité. Les conchyliculteurs ont des bassins de décontamination et de décantation en général suffisants pour dépolluer les moules de façon à les rendre propres à la consommation humaine (les normes sont très strictes). Or on sait que les tortues aquatiques sont d'importantes porteuses de salmonelles et de bactéries diverses, même si elles ne développent pas facilement de pathologies liées. Et il n'est pas certain que le nettoyage des moules destinées à la consommation humaine soit suffisant pour l'alimentation des tortues, loin de là ! Le problème de la contamination par les moules est à prendre très au sérieux quand on sait le taux record de pollution des terres bretonnes et nordiques dont les infiltrations dans les nappes phréatiques vont jusqu'à plusieurs kilomètres au large du littoral. A la contamination bactériologique il faut ajouter la contamination chimique (pesticides, rejets d'usines, boues d'épuration, déversement des égouts des communes côtières). Il faut aussi se souvenir que les eaux de la Manche et de la Mer du Nord sont le lieu de fréquentation le plus important au monde par les navires de commerce. Les normes d'acceptation pour une consommation humaine sont certainement infiniment trop élevées pour nos tortues. Par ailleurs il est bon de savoir que la moule, comme l'huître, peut être porteuse du virus de l'hépatite infectieuse, de l'herpès, et du vibrion du choléra.Depuis 1984, de nombreuses régions du littoral français sont régulièrement affectées par la présence de bactéries et de toxines en suspension dans l'eau de mer, et ces infections se concentrent essentiellement et de façon forte dans les moules et, dans une moindre mesure, dans les huîtres. Dans l'absolu, la moule pourrait être une bonne alimentation pour les tortues, surtout si elle provient de régions maritimes à l'écart de nos pays industriels, mais notre activité humaine fait que celle-ci devient un aliment d'une qualité plus que douteuse pour les tortues. 

- Certains poissons : l'éperlan, de la sardine, de l'alose, de la carpe, du hareng, du chabot, du poisson-chat, de certains poissons rouges. 

- Les poissons congelés en quantités excessives : Passons maintenant au problème de la congélation. La congélation, si elle est idéale pour faire disparaître un grand nombre de bactéries, a aussi un fâcheux inconvénient : elle réduit considérablement la teneur de vitamine C (jusqu'à disparition complète surtout au moment de la décongélation). Or la vitamine C, et son pouvoir antioxydant, est particulièrement importante dans la lutte de l'organisme contre les germes pathogènes. Autre grave problème, la multiplication de bactéries pathogènes, encore une fois lors de l'étape de décongélation. Une vraie bonne décongélation devrait passer par une étape en chambre de réfrigération à -10°. Or les particuliers ne peuvent décongeler en général qu'à température ambiante... ou dans un réfrigérateur (de surcroît la plupart du temps mal réglé), d'où un développement important des germes. La plupart des gens savent que la décongélation doit être effectuée dans les règles de l'art (surtout pour le poisson et les fruits de mer justement !), c'est écrit dans de nombreuses notices de congélateurs. Mais bien peu savent exactement ce que sont le processus de la congélation et celui de la décongélation. Tout comme bien peu savent la différence réelle entre une congélation et une surgélation. Le processus de décongélation développe un certain nombre de bactéries (essentiellement des salmonelles et toutes les espèces de Pseudomonas ) qui resteront actives à la recongélation... sauf s'il y a cuisson forte (supérieure à 70°) avant la recongélation, et à condition que le produit soit encore cru et frais lors de cette cuisson !